Acheter en BRS dans le Var : une solution sûre pour devenir propriétaire

Le marché immobilier du Var est tendu : prix qui grimpent, accès à la propriété de plus en plus difficile, zones tendues. Devenir propriétaire devient parfois un véritable casse-tête. Le bail réel solidaire (BRS) est une réponse opérationnelle : il dissocie la propriété du sol et celle du bâti pour abaisser le coût d’entrée et préserver l’accès au logement. Ce guide pratique explique, point par point, comment fonctionne le BRS, à qui il s’adresse, quels sont les avantages concrets et les précautions à prendre, et comment votre notaire EXCEN TPM vous accompagne à Six-Fours, La Seyne, Ollioules, Toulon ou Sanary.

Qu’est-ce que le Bail Réel Solidaire (BRS) ?

Le Bail Réel Solidaire (BRS) repose sur une idée simple : l’Organisme de Foncier Solidaire (OFS) acquiert et conserve le foncier (le terrain) et concède au ménage un bail de longue durée sur ce foncier ; l’acheteur devient propriétaire du bâti (logement) mais paie un loyer modéré pour le foncier. 

Le BRS repose donc sur un mécanisme juridique qui dissocie la propriété du foncier et celle du bâti. Concrètement, vous achetez le logement, mais pas le terrain ; vous payez une redevance foncière modérée. Ce mécanisme vise à rendre l’accession plus abordable tout en garantissant que le logement restera socialement accessible à l’avenir.

Référence (texte de base) : le régime légal du BRS est codifié dans le Code de la construction et de l’habitation (Articles L255-1 à L255-19)

Pourquoi le BRS change la donne dans le Var ?

Sur le littoral varois, le prix du foncier est souvent l’obstacle principal. En dissociant foncier (terrain) et bâti (logement), le BRS permet de réduire l’effort initial d’apport et d’ouvrir l’accession à des ménages qui, autrement, resteraient exclus. Il s’agit d’une solution très pertinente dans les zones littorales du Var où le foncier pèse fortement sur le prix. 

Conseil du notaire

 À qui s’adresse le BRS ?

Le BRS cible prioritairement des ménages modestes ou intermédiaires, dont les ressources restent inférieures à des plafonds fixés par arrêté (variables selon la zone et l’opération). Le bail est conclu entre l’acheteur et l’OFS ; l’acheteur acquiert le logement (pleine propriété du bâti) et signe un bail réel sur le foncier. 

Les modalités précises (plafonds, plafond de revente, durée, conditions d’accès au financement) dépendent du cahier des charges de l’OFS et des conventions locales, il faut donc vérifier au cas par cas. Pour les aspects fiscaux et la compatibilité avec certains prêts (PTZ…), l’administration (BOFiP) fournit des précisions opérationnelles. 

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Conseil du notaire

Durée, garanties et revente : ce qu’il faut savoir

Le BRS est un bail de longue durée (Article L255-1 du Code de la construction et de l’habitat ) de 18 à 99 ans selon les conventions et la nature du projet), qui permet la stabilité pour l’occupant et la pérennité du caractère social du logement. Le prix de revente peut être encadré : l’OFS ou la convention prévoit des règles de plafonnement pour conserver l’accessibilité du bien à l’avenir. Ces éléments — durée, clause de revente, conditions de cession — doivent figurer clairement dans l’acte et dans le cahier des charges de l’OFS. 

Points de vigilance pratique :

  • l’acquéreur supporte les charges et l’entretien du bâti (comme tout propriétaire) ;
  • l’OFS perçoit un loyer sur le foncier (mené en général à un coût très réduit) ;

Pour préserver l’accessibilité sociale, le contrat peut contenir :

  • clauses de plafonnement du prix de revente (indexation possible),
  • droit de préemption au profit de l’OFS,
  • conditions de cession strictes (contrôle ressources, agrément).

Ces clauses doivent figurer clairement dans l’acte notarié et le cahier des charges. Il faut savoir que la vente ou la donation de droits réels afférents au bien objet du bail réel solidaire est subordonnée à l'agrément de l'acquéreur ou du donataire par l'organisme de foncier (article L255-11 du Code de la construction et de l’habitat)

Conseil du notaire

Avantages concrets pour l’acheteur (et pour les territoires)

  1. Prix d’achat réduit : le foncier exclu de la base de prix permet d’abaisser le coût d’entrée et donc facilite l’accession à la propriété.
  2. Des conditions d’accession sécurisées (contrat, cahier des charges, durée minimale du bail).
  3. Frais de notaire réduits : base taxable moindre donc frais proportionnellement plus bas.
  4. Des avantages fiscaux et TVA spécifiques pour les opérations d’accession sociale.
  5. Compatibilité possible avec aides publiques (PTZ, aides ANAH) et certains montages financiers dédiés à l’accession sociale dans certains cas.
  6. Un cadre contractuel protecteur : cahier des charges et bail long garantissent transparence et pérennité.
  7. Effet territorial positif : création durable de logements accessibles près des emplois et services sans alourdir le foncier public.
Conseil du notaire
Le BRS est un montage attractif mais technique : vérifiez la durée du bail, les clause de revente, et la capacité financière de l’OFS. Le notaire vérifie la conformité du bail et simule l’impact sur la revente et le financement. Un rendez-vous avec un notaire permet de mesurer la compatibilité de votre projet avec le financement bancaire et les aides locales.

Modalités pratiques : étape par étape

  1. Repérage : projet porté par collectivité/OFS/bailleur ; vérifier cahier des charges 
  2. Sélection du bien : logement neuf (VEFA) ou ancien rétrocédé par un opérateur social : info préliminaire sur plafonds, durée du bail, conditions de revente
  3. Financement : obtention du prêt (banque, PTZ si éligible) ; la banque devra étudier la compatibilité du bail.
  4. Signature d’un bail réel solidaire entre l’opérateur (OFS propriétaire du foncier) et l’acquéreur-occupant ; le bail précise la durée, les droits et obligations, et le prix du logement hors terrain. 
  5. Acquisition du bâti : l’occupant achète le bâtiment (ou l’appartement) ; le foncier reste la propriété de l’organisme.
  6. Revente : conditions encadrées (clause d’indexation, priorité d’achat pour l’opérateur, plafonds de prix si prévus).

Points d’attention : durée du bail, clauses de revente, modalités de travaux, fiscalité (TVA, exonérations éventuelles), modalités d’accès au prêt.

Conseil du notaire

Fiscalité : ce qu’il faut vérifier (TVA, PTZ, taxe foncière,)

La fiscalité dépend du montage et de la nature de l’opération (VEFA / accession sociale). Certaines opérations en accession sociale dans le cadre du BRS peuvent bénéficier de régimes particuliers de TVA et d’avantages selon les dispositifs nationaux ou locaux (prime accession, PTZ, aides ANAH, etc.).  Il faut vérifier au cas par cas.

Pour l’analyse complète (TVA, base fiscale, incidence sur taxe foncière), il est indispensable de consulter les notices BOFiP et de demander un diagnostic notarial personnalisé. Bofip

Contactez-nous, et nous vous fournirons toutes les informations indispensables à connaitre au niveau fiscal et personnalisées à votre situation.

Conseil du notaire

Risques et limites : les points à ne pas négliger

Le BRS est une belle opportunité, mais comporte des spécificités qu’il faut maîtriser. En raison notamment de sa durée et de son encadrement juridique et fiscal il convient d’analyser :

  • la durée du bail et ses implications sur la revente (conditions de résiliation, modalités de cession …).
  • les clauses de repli : qui gère les impayés, qui prend en charge les grosses réparations du bâti ?
  • la revente encadrée : plafonds éventuels, droit de préemption de l’opérateur, indexation.
  • l’impact sur le crédit : certaines banques demandent des garanties spécifiques ou limitent les financements selon le montage.
  • la fiscalité locale : taxe foncière, charges, incidence sur la base taxable (impacts sur la taxe foncière à vérifier) ;
  • l’OFS : statut, santé financière, garanties de pérennité de l’opération ;
Conseil du notaire
Avant de vous positionner sur une offre en BRS, demandez au notaire une étude de risques : revue du bail, simulation de revente, compatibilité avec les aides bancaires (PTZ, prêts accession sociale) et fiscalité. Le notaire vérifie fonds, plafonds, clauses de revente notamment

Cas pratique (Six-Fours) : Mme G. accède à la propriété en BRS

Mme G., salariée dans le Var, accède à un T3 à La Valette du var grâce à un projet mené par la commune et un OFS  : le prix du logement est réduit de 30 % environ par rapport au marché, le bail réel est signé pour 90 ans, et la revente est plafonnée par un plafond indexé pour conserver l’accessibilité du logement. L’étude a vérifié la conformité du bail, les plafonds de ressources, la compatibilité PAS et PTZ, les conditions de revente et a inscrit une clause de cession dans l’acte. Résultat : accession sécurisée, pérennité sociale préservée. 

Conseil du notaire
« Le BRS est une réelle opportunité pour qui veut devenir propriétaire dans le Var sans hypothéquer votre avenir (surendettement … ). Mais chaque opération est un montage juridique spécifique et complexe. le rôle du notaire est d’exiger la transparence du bail, de simuler la revente et d’anticiper la compatibilité bancaire et fiscale. » — Nadia Pechet, Notaire — EXCEN TPM

Checklist pratique : 8 questions à poser avant de signer

  1. Qui est l’OFS ? statut, solvabilité, expérience ?
  2. Quels plafonds de ressources s’appliquent à votre dossier ?
  3. Quelle durée pour le bail réel ? (18, 50, 90 ans ?)
  4. Quelles clauses de revente (plafond, préemption, indexation) ?
  5. Qui paie les grosses réparations sur le bâti / foncier ?
  6. Quelles aides (PTZ, subventions locales) sont compatibles ?
  7. Le dossier est-il finançable par les banques locales ?
  8. Avez-vous demandé une étude notariale complète (risque, fiscalité, revente) ?
Conseil du notaire

Mini-glossaire

  • BRS (Bail réel solidaire) : bail dissociant la propriété du foncier et celle du bâti pour faciliter l’accession.
  • OFS : Organisme de Foncier Solidaire (propriétaire du sol). 
  • PTZ : prêt à taux zéro, parfois cumulable selon conditions.
  • VEFA : vente en l’état futur d’achèvement (opération neuve souvent utilisée avec BRS).
  • Redevance foncière : loyer payé par l’acquéreur pour l’usage du sol.
  • Plafonds de ressources : seuils d’éligibilité variant par zone.
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